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Étude Garf : une majorité de responsables formation « dubitatifs » ...

27/01/2020Étude Garf : une majorité de responsables formation « dubitatifs » ...  

 

 

 

Étude Garf : une majorité de responsables formation « dubitatifs » sur la loi du 5 septembre 2018

Plus de la moitié d’un panel de professionnels de la formation, principalement des responsables formation en entreprise, reste dubitatif, voire négatif face à la réforme, selon une étude du Garf (Groupement des acteurs et responsables de la formation).

Par Laurent Gérard - Le 28 janvier 2020.

CENTRE INFFO

 

« 52% des réponses sont « plutôt défavorables », constate le président du Garf, Sylvain Humeau. La réforme est systémique et complexe, alors elle effraie et sans doute les répondants n’en ont-ils retenu que les aspects financiers, la fin des périodes de professionnalisation et du financement du plan de développement des compétences pour les + 50. »

 

En juin 2019, la commission juridique du Garf a initié une enquête auprès des adhérents et non-adhérents sur leur première impression vis-à-vis de la réforme. Les résultats ont été consolidés fin 2019. Parmi les 200 répondants, 53% de responsables formation (dont 60% d’entreprises de plus de 300 salariés), et 29% de représentants de prestataires de formation, le reste étant divers (Opco, institutionnels, etc.).

 

Moins d’aides financières

« Pour une très grande majorité des répondants (83%), il s’agit bien d’une réforme majeure dont les effets positifs ne sont pas encore perçus, complète Cyril Parlant, président de la commission juridique et éthique du Garf. Les répondants ont intégré qu’il faudrait former plus, former mieux… avec moins d’aides financières. » 

 

A la question « Quelles sont les compétences que vous pensez devoir faire évoluer, pour vous-même et votre équipe, en priorité ? », l’ingénierie des compétences et des certifications apparaît comme un enjeu prioritaire. « C’est le domaine qui est actuellement le moins maîtrisé », constate le Garf. La maîtrise de l’ingénierie financière arrive en second, suivie de l’offre de service formation et de l’ingénierie pédagogique.

 

En matière d’impact interne, c’est la relation avec la DRH qui est la plus impactée, du fait de l’évolution d’un outil (la formation) vers une finalité (le développement des compétences). Population la plus impactée ensuite : les managers.

 

En matière d’impact externe, c’est le rapport avec l’Opco qui est mis en avant : comment passer d’une relation financière à une relation de conseil ? Autres acteurs impactés fortement : les prestataires de formation et les branches professionnelles.

 

Co-construire autour du CPF

En guise d’actions à mener en priorité au sein de l’entreprise, ressortent l’intégration effective de la notion de plan de développement des compétences, la construction de certifications, d’Afest (action de formation en situation de travail) et de formation à distance, et le recours aux contrats en alternance. La promotion d’une co-construction autour du CPF apparaît également, mais pas sous la forme d’un accord d’entreprise sur le CPF. La création d’un OF interne ne figure pas encore parmi les priorités.

 

Point particulièrement sombre : le nombre de répondants prévoyant une réduction de l’investissement formation augmente pour l’année 2020 comparativement à l’année 2019.  « Si les réponses traduisent une certaine confiance sur la capacité des entreprises à investir dans le développement des compétences, elles ne disent pas que les entreprises vont combler la baisse des financements des Opco, analyse le Garf, ce qui confirme l’idée qu’il faut former plus, mieux et moins cher… »

 
Dernière modification : 01/04/2020

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